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Communiqué CFDT-Culture, le 4 octobre 2007La fonction publique ? pourquoi ? et pour quoi faire ?
Nous en avons ASSEZ des dénigrements haineux, rancuniers, méprisants, suffisants, condescendants… (arrêtons là…, gardons quelques adjectifs pour plus tard… À la vitesse où va le détricotage de la république, nous en aurons sûrement besoin…). Nous en avons ASSEZ de la bien-pensance politiquement correcte, en particulier médiatique, illustrée en dernier lieu par l’assez ignoble « C dans l’air » du 3 octobre 2007 intitulé « 1 fonctionnaire sur 2 », où le présentateur Yves Calvi volait au secours de deux détracteurs patentés de la fonction publique, l’inénarrable et omniprésent « économiste de service », Jacques Marseille, épaulé par un certain Nicolas Lecaussin (directeur de l’IFRAP), et coupait sèchement la parole à un Bernard Maris (l’« oncle Bernard » de Charlie-Hebdo) un peu las – étourdi par sa subite fortune médiatique ? –, et à un syndicaliste CGT estomaqué du culot de l’animateur bulldozer crachant sa bile sur les fonctionnaires. Nous avons assez de tout cela, mais pouvons-nous, tous, fonctionnaires, agents, syndicalistes, nous contenter de la production textuelle hiérarchisée, soporifique, qui dégringole des robinets à langue de bois pour s’engloutir immédiatement dans les égouts de notre indifférence ? N’est-il pas temps, enfin, de nous (re-)mettre à élaborer collectivement notre propre discours sur nos conditions de travail, leurs spécificités dans la fonction publique, de (re-)constituer un travail collectif, au service de nous tous, et pour la défense de chacun, et au final pour la constitution du meilleur service public de la culture possible ? La CFDT-Culture vous propose de dire VOS raisons de travailler dans la fonction publique, celles des débuts, celles d’aujourd’hui, vos joies, vos doutes, face à l’absence de reconnaissance et à l’aggravation des pressions du (et au) travail. Tels sont les textes-témoignages que nous aimerions vous (re-)donner à lire, comme, par exemple, celui-ci, produit dans un moment de grande inquiétude par l’une de nous, et qui a déjà obtenu un certain écho auprès de tous ceux qui y ont reconnu leurs propres craintes quant à l’avenir de leur profession (voir ci-dessous).De vos témoignages et de vos réflexions, nous espérons construire avec vous un « livre blanc » du service public de la culture, où bien sûr l’anonymat de chacun sera respecté, et où, de la sorte, l’expérience de chacun contribuera à la réflexion de tous, et à terme, à la défense de nos valeurs communes. Nous attendons vos témoignages…Pour nous transmettre vos témoignages : cfdt%culture.gouv.fr ou cfdt%cfdt-culture.org (remplacer % par @) |