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Petit compte-rendu du CTPM du 17 avril 2008Le quartier de la rue de Valois était étroitement cerné de policiers, et les grilles entourant les colonnes de Buren fermées, sauf une dont l’accès n’était autorisé que sur liste, celle des siégeants représentants du personnel et des experts par eux nommés, dont certains camarades des syndicats non représentés au CTPM — curieusement les représentants de l’administration semblaient passer sans problème... À l’entrée du ministère, une deuxième liste devait être cochée, nos autorités ayant donné ordre de ne pas laisser monter les experts. Alors qu’il n’y avait qu’un sujet à l’ordre du jour, la RGPP, qu’ils n’étaient donc là que pour ce sujet, et que leur laisser franchir la double barrière, celle de leur inscription au CTPM, puis celle de la police aux grilles, pour ensuite les cantonner à se morfondre en antichambre, n’avait rigoureusement aucun sens... Notre délégation refusa de monter sans ses experts. Heureusement, il dut se trouver à l’étage quelque autorité plus sagace, et nous pûmes monter ensemble au salon des Maréchaux. Nous avons noté quelques annonces ou précisions utiles, qui, dans le temps que nous mettions par écrit cette brève relation, sont tombées sous une forme officielle sur vos ordinateurs : la lettre de la ministre datée du 17 avril, en PDF. Nous ne nous étendrons donc pas sur les trois directions générales (patrimoine, création/diffusion, médias/industries culturelles), sinon pour insister sur cette dernière, qui marque le retour dans le giron de la Culture d’une direction du développement des médias autrement promise à l’autorité directe de Matignon. Ce fut l’annonce d’ouverture de la ministre (sans doute la lutte pour cette direction fut-elle sanglante...). Un autre point important, qui ne figure ni dans la lettre que vous
venez de recevoir, ni dans le communiqué de presse publié
à l’adresse suivante : (Même hors du périmètre du ministère, et au-delà des EPA, qui connaîtront le même sort, nous avions appris de M. Hébert, le 8 avril, que le non-renouvellement d’un poste sur deux s’appliquerait également aux salariés de droit privé actuellement en poste dans les nombreux EPIC dépendant du MCC.) Pour ce qui regarde nos deux interventions, vous en avez eu le texte dès l’après-midi du 17. Nous ne sommes dupes ni d’une communication tardive et redondante, ni d’un formalisme dévoyé, ni encore de promesses jamais tenues jusqu’ici, de réunions « fructueuses », d’une concertation qui ne trouve jamais place dans une « accélération du calendrier que nous avons tous subie », comme l’a reconnu expressément la ministre elle-même. C’est pourquoi nous sommes sortis à l’issue de notre seconde intervention à la rencontre des agents du ministère qui manifestaient place Colette. Compte tenu de la généralisation des mesures «
à la hache » (Bernard Thibault, CGT) ou « à
la serpe » (François Chérèque, CFDT) —
chacun choisira son outil métaphorique suivant sa préférence...
—, il ne restera que la rue pour se faire entendre... et nous
n’y serons certainement pas seuls |