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Communiqué de la CFDT-Culture :

DIALOGUE SOCIAL = « BAL DE PROMO » ?

Ce matin était organisée une réunion avec le ministre sur la décentralisation, réunion demandée par l’ensemble des organisations syndicales en ouverture du CTPM du 18 novembre dernier, auquel elles n’ont pas siégé. Or nous n’avons eu connaissance de cette réunion qu’hier dans l’après-midi.

Nous avons maintes fois réclamé un dialogue social digne de ce nom, qui implique :
- des réunions en tant que de besoin sur tous les sujets d’importance
- des délais suffisants pour permettre aux représentants syndicaux d’assister à ces réunions
- des durées suffisantes pour pouvoir débattre lors de ces réunions : en l’occurrence, l’intersyndicale réclamait expressément que la réunion demandée permette d’évoquer tous les problèmes posés par la décentralisation, tant en matière de politique culturelle qu’en matière d’avenir des agents concernés (statut, conditions de travail, conditions de transfert…)
- une réelle concertation, et non une attitude qui revient à dire : « Allez-y, je vous écoute, mais je ferai de toute façon comme bon me semble »

Une convocation à une réunion sur un sujet de cette importance qui nous parvient la veille pour le lendemain matin, un cabinet qui semble parfois ignorer comment écrire aux organisations syndicales, et une réunion à la va-vite (qui n’a duré de fait que moins de deux heures) pour afficher un semblant de dialogue social… Tout cela ne nous a pas paru correspondre à nos exigences.

C’est pourquoi la CFDT-Culture a refusé d’assister à cette réunion. Nous constatons une fois de plus que la conception qu’a le Cabinet du « dialogue social » se réduit à une simple parade mondaine, un « bal de promo » censé satisfaire les caprices des syndicats. Notre rôle de partenaire social ne saurait se réduire à accourir dès qu’un ministre daigne, après maintes sollicitations, nous accorder une entrevue rapide et superficielle.

En plus de deux ans d’exercice, les Cabinets successifs de MM Aillagon et Donnedieu de Vabres n’ont accédé à aucune des revendications des représentations du personnel. La CFDT-Culture refuse de participer à ce qui, dès lors, semble réduire le rôle des syndicats à l’accompagnement de la régression sociale.

Paris, le 23 novembre 2004