
COMMUNIQUÉ CFDT-Culture :
Prime de 300 euros : toute la vérité
Lors du CTPM du 18 octobre 2006, le directeur de cabinet a rappelé
l’annonce faite au CTPM du 28 septembre 2006 de la décision
du ministre d’allouer une prime exceptionnelle de 300 euros à
tous les agents titulaires et contractuels rémunérés
sur le budget du ministère de la Culture.
Le point nouveau qu’il annonce est l’extension
de cette prime à tous les contractuels de droit public des établissements
publics administratifs relevant du ministère de la Culture, «
dans le respect des plafonds indemnitaires ».
La CFDT-Culture a été la première
à faire connaître ses interrogations sur l’attribution
de la prime exceptionnelle de décembre 2006, dans un tract diffusé
sur la liste « Culture » le 3 octobre 2006, intitulé
« Équité dans nos petits
souliers ? », tract où nous posions la question des contractuels
établissements : « et pour les fêtes de Noël,
qui aura quoi dans ses chaussons ? Agents titulaires et contractuels
(ministère et établissements publics) ? ».
Le lendemain de cet envoi, le 4 octobre, l’ensemble
des organisations syndicales recevait une note avec annexes de la DAG
datée du 3 octobre 2006 : « prime exceptionnelle 2006 et
modulation de fin d’année ». Tout portait à
croire, à sa lecture, que les contractuels établissements
étaient totalement exclus du dispositif. Cela paraissait tellement
incroyable que nous demandions immédiatement la confirmation
de ce fait. SPAS, DAG, Cabinet étaient aux abonnés absents,
et dans l’incapacité de nous rappeler.
Le 10 octobre, nos représentants, lors du CTP
de l’Ensad, ont eu la confirmation par le représentant
de l’administration de la DAP que les contractuels établissements
ne toucheraient pas la prime exceptionnelle de 300 euros.
Le 11 octobre, le conseiller social du Ministère
confirmait ce point au secrétaire général de la
CFDT Culture.
Le 12 octobre, à 11 h 42, la CFDT-Culture envoyait
pour diffusion sur Intranet un tract intitulé « Primes
de décembre : vous avez dit égalité de traitement
? » avec en pièce jointe la fameuse note de la DAG du 3
octobre.
Le vendredi 13 octobre au matin, nous tentions de joindre
le modérateur pour savoir pourquoi notre tract n’était
pas diffusé. En vain. Responsables du SPAS, de la DAG, du Cabinet
: personne n’était joignable.Enfin, après plusieurs
tentatives, le conseiller social nous informa que le tract était
bien censuré.
À 12 h, une délégation du Bureau
national de la CFDT-Culture décide d’aller directement
à la DAG pour obtenir une explication sur les motifs de cette
censure. Après plus d’une demi-heure d’attente, Mme
Martine Marigeaud nous fait savoir par l’intermédiaire
du chef du SPAS, M. Olivier Noël, qu’elle ne désire
pas nous recevoir. Elle propose un contact téléphonique
avec le secrétaire général de la CFDT-Culture à
15 heures. Au cours de cet entretien (qui dura 40 mn), la directrice
confirme la censure de notre tract. Le secrétaire général
informe la
DAG que la CFDT-Culture communiquera ce document à l’ensemble
des agents par l’intermédiaire de ses adhérents.
Ce qui fut fait le jour même.
Mercredi 18 octobre, jour du CTPM, devant l’entrée
de la rue des Bons-Enfants, dès 8 h 30, une délégation
CFDT-Culture distribuait l’ensemble des documents à tous
les personnels qui entraient dans l’immeuble, et, par conséquent,
à tous ceux qui siégeaient au CTPM.
La CFDT-Culture se félicite que l’action
qu’elle mène depuis le 3 octobre ait conduit le cabinet
lors de ce CTPM à étendre cette prime à tous les
contrctuels de droit public des établissements publics administratifs.
Paris, le 20 octobre 2006