
CFDT CULTURE, CFTC, CNT-CCS, SNAC-FO,
SNASUB-FSU, SUD CULTURE SOLIDAIRES, UNSA
Une nouvelle fois, l’intersyndicale, représentant la majorité
des personnels concernés, avait déposé pour le
14 mars un préavis de grève pour obtenir une hausse égalitaire
de la prime d’Indemnité d’Administration et de Technicité
(IAT) des agents de la filière ASM, afin qu’elle atteigne
au moins 150 euros. Au-delà, il s’agit d’obtenir
l’harmonisation et le traitement égalitaire des indemnités
pour l’ensemble des corps et des catégories et, plus largement
encore, la revalorisation des bas salaires et la fin du sous-effectif.
La veille (13 mars), deux représentants de la DAG avaient été
commis d’office pour recevoir l’intersyndicale, dans le
cadre de ce préavis de grève. Cette réunion s’est
révélée être une véritable mascarade,
la DAG s’étant bornée à annoncer qu’elle
n’avait aucun mandat pour négocier et que des éléments
d’information seraient communiqués le lendemain à
l’occasion d’une réunion préparatoire à
celle du 3 avril sur l’Observatoire des Rémunérations.
Une délégation de l’intersyndicale (CFDT-CULTURE,
CFTC, CNT-CCS, SNAC-FO, SNASUB-FSU, SUD CULTURE SOLIDAIRES, UNSA) s’est
rendue à cette énième réunion à laquelle
avait été convié l’ensemble des organisations
syndicales du ministère. Une délégation un peu
plus imposante de la DAG avait prévu de présenter un bel
exposé, sous Powerpoint, sur la situation indemnitaire des agents
et adjoints de la filière ASM. En préalable, nous avons
rappelé que cette réunion avait été convoquée
par la DAG suite au mouvement revendicatif déclenché dans
les musées et que, tout naturellement, elle devait s’inscrire
dans le cadre du préavis de grève et constituer un réel
espace de négociation et non d’information. En conséquence,
nous attendions des réponses précises aux revendications
des personnels et la communication des éléments promis
par le conseiller social.
Faute de réponse, l’intersyndicale a considéré
qu’il était inutile de participer plus longtemps à
cette réunion-alibi. La centaine d’agents en grève,
soit la moitié des affectifs concernés présents,
a décidé de bloquer les caisses pour une nouvelle opération
« gratuité ». Le mouvement de grève a également
touché l’établissement public de Versailles, le
musée d’Orsay, le château de Compiègne et
la Bnf.
Le conseiller social du ministère a refusé de recevoir
une délégation de l’intersyndicale. Il s’est
contenté, à l’occasion d’un contact téléphonique,
de renvoyer à la réunion de l’Observatoire des Rémunérations
du 3 avril dont l’objet sera de faire un point complet sur les
primes au ministère.
Cette situation, qui illustre une nouvelle fois le déni de dialogue
social et le mépris envers les personnels qui caractérisent
ce ministère, apparaît donc bloquée. Le ministère
porte l’entière responsabilité des actions qui seront
menées par les personnels excédés.
Agents de la filière accueil, surveillance et magasinage, archéologues,
guides conférenciers de la RMN inquiets pour leur futur statut,
jardiniers inquiets de la disparition programmée de leur corps,
intermittents du spectacle : toutes et tous expriment avec force le
malaise qui tend à se généraliser au sein de la
culture. Il faudra bien qu’une réponse soit apportée
rapidement.
L’intersyndicale s’est rencontrée le jeudi 22 mars
pour préparer la réunion du 3 avril. Nous appelons les
agents à se réunir en AG, après cette date, pour
prendre acte des réponses du MCC et des suites à donner.
Paris, le 22 mars 2007
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