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CHSM
Commission Développement Durable - Emanation du CHS Ministériel
DEVELOPPEMENT DURABLE
Réunion du 1er avril 2008
Présents :
Olivier Noël : chef du service du personnel et des affaires sociales
;
Geneviève Rialle-Salaber : sous directrice des statuts et du développement
professionnel et social ;
Michel Ricard : haut fonctionnaire, chargé de la stratégie
nationale de développement durable pour le ministère de
la culture et de la communication ;
Olivier Fauconnier : responsable de la mission modernisation des achats
;
Anne Vérot : adjointe au chef de bureau de la politique immobilière
;
Sylvain-Karl Gosselet : chef du bureau du fonctionnement des services
;
Chantal Jaudon : chef de mission de la communication interne ;
Gérard Gazon : EMOC ;
Sylvie Le Gall : chef du service de médecine de prévention
;
Monique Gho : chef du bureau des affaires sociales ;
Madeleine Anglard : bureau des affaires sociales.
Annie Feuillet : CGT ;
Luc Albessard : CGT ;
Marie-Edith Breton : CFDT ;
Alain Brault : SUD culture.
M. Olivier Noël rappelle que cette réunion fait suite à
celle du 28 février dernier. Un point d'information sera fait sur
l'avancement du comité opérationnel État exemplaire
dans le cadre du Grenelle de l'environnement et du comité développement
durable du ministère de la culture. La seconde partie de la réunion
sera consacrée à la politique immobilière et à
la campagne d'information du ministère de la culture sur le développement
durable.
M. Michel Ricard rappelle que le processus de développement durable
prend du temps, que les trente-trois comités opérationnels
se sont réunis mais qu'il faut permettre la validation et les réponses
des pouvoirs publics. De plus, le MEDAD est en cours de réorganisation,
il sera donc nécessaire de se réunir une troisième
fois pour obtenir des éléments plus concrets mais en attendant
il faut avancer en ce qui concerne l'État exemplaire et la démarche
éco responsable.
M. Luc Albessard précise que les membres représentant les
personnels en CHSC et CHSM ont demandé à ce que soit intégré
dans leur formation un module sur le thème du développement
durable et sur celui des normes européennes. D'autre part, il souhaite
que le développement durable soit envisagé pour ce qu'il
représente dans sa totalité et pas seulement comme un exercice
budgétaire. Si des économies peuvent être réalisées
à terme c'est très bien mais le problème ne doit
pas être abordé sous cet angle.
Mme Anne Vérot participe au groupe bâtiments publics/Etat
exemplaire commun à l'ensemble des ministères. Dans un premier
temps, un recensement des bâtiments à été effectué.
Le ministère de la culture possède environ 600 ERP dont
plus des deux tiers sont classés monuments historiques. L'objectif
est d'améliorer la performance énergétique des bâtiments
d'ici à 2020. Pour cela il est nécessaire d'évaluer
la consommation énergétique de chaque bâtiment. Il
y a donc obligation d'effectuer des diagnostics de performance énergétique
(voir modèle élaboré en collaboration avec l'EMOC).
Cette campagne a été lancée en janvier dernier et
les résultats étaient attendus pour fin mars (à ce
jour, une seule réponse sur un total de quarante). Lorsque tous
les diagnostics seront effectués, il sera nécessaire de
travailler avec des entreprises spécialisées pour améliorer
les performances énergétiques et agir sur les différents
équipements. Parallèlement, il est demandé également
aux 73 établissements publics d'établir ces bilans. Le bilan
carbone est l'évaluation de toutes les émissions de gaz
à effet de serre(CO2) Voir modèle.
Mme Annie Feuillet demande comment et par qui, l'enquête a été
diligentée.
Mme Anne Vérot explique que le bureau de la politique immobilière
est en charge du bilan de performance énergétique et que
ce bilan concerne quarante établissements. Ils ont été
contactés par un courrier signé par la secrétaire
générale. Le bureau de fonctionnement des services est en
charge des bilans carbone.
M. Michel Ricard précise que la mise en place des bilans est une
décision gouvernementale.
Mme Annie Feuillet estime que ces démarches sont technocratiques
et que c'est pour cette raison que les réponses se font attendre.
Il faut donner envie de répondre et se questionner sur les raisons
de ces «non-réponse».
M. Michel Ricard répète qu'il s'agit d'une obligation gouvernementale
et explique que ces deux bilans sont extrêmement complexes, il faut
donc laisser du temps aux établissements de répondre car
ils doivent faire appel à des entreprises spécialisées.
Le résultat des enquêtes relatives au bilan carbone sera
connu en juin.
M. Olivier Noël confirme et précise que ces enquêtes
sont scientifiques et extrêmement complexes, c'est la raison pour
laquelle il est nécessaire de faire appel à des entreprises
compétentes en la matière.
M. Gérard Gazon explique que l'obligation de réaliser les
bilans de performance énergétique est stipulée par
un décret de mars 2007 qui précise que ces bilans devront
être affichés au 2 janvier 2008 dans les ERP de 1ère,
2ème, 3ème et 4ème catégorie ayant une surface
supérieure à 1000 m2. Cette obligation s'est révélée
irréalisable dans ces délais car l'imprimé-type indispensable
pour la réalisation de ces bilans a été publié
par l'arrêté du 7 décembre 2007. Ces bilans sont à
effectuer par des diagnostiqueurs agréés.
M. Luc Albessard demande quel est le but de l'affichage de tels documents
dans les ERP. Il doute du fait que ces diagnostics soient à la
portée de tous (public et agent).
M. Gérard Gazon précise que cette obligation a un but informatif.
Il estime que toute personne peut comprendre les graphiques sur lesquels
sont indiqués des curseurs (tout le monde sait ce qu'indique un
curseur dans le rouge).
M. Michel Ricard indique que cette démarche a aussi un but pédagogique.
Mme Anne Vérot précise que des rappels seront effectués
auprès des établissements qui n'ont pas encore répondu
car il ne faut pas oublier le but de cette démarche qui est d'évaluer
les dépenses énergétiques des établissements
afin de les réduire et de réaliser des économies.
M. Gérard Gazon explique que la difficulté pour les établissements
est de trouver des diagnostiqueurs agréés car le décret
est récent et il existe encore très peu d'entreprises agrées,
celles qui le sont, sont débordées. On se retrouve face
au même problème que l'on avait rencontré avec la
recherche d'amiante ou de plomb dans les établissements.
Mme Marie-Edith Breton demande combien coûte un diagnostic.
Mme Anne Vérot indique que le coût dépend de la surface
des bâtiments mais qu'il se situe entre 1000 et 5000 €. Elle
précise que cette dépense n'était pas prévue
au PLF 2008 mais que les chefs d'établissement sont sensibilisés
sur le sujet et mettent tout en oeuvre pour effectuer ces diagnostics.
M. Olivier Noël confirme et indique que chaque individu est concerné
par ces démarches car elles ont aussi un but économique.
M. Michel Ricard précise que pour faciliter le travail et parce
qu'il n'est pas possible de tout gérer depuis Paris, des correspondants
développement durable ont été nommés en DRAC
et en SDAP. Il indique aussi qu'une campagne d'information des personnels
va être lancée.
M. Luc Albessard demande si la campagne d'information annoncée
a un rapport avec la RGPP. Il ne souhaiterait pas que comme pour la RGPP,
on justifie la mise en oeuvre de certaines mesures pour faire des économies.
M. Olivier Noël affirme qu'il n'y a aucun rapport entre développement
durable et RGPP.
M. Michel Ricard précise qu'une demande a été faite
pour intégrer les éléments relatifs au développement
durable à la LOLF.
M. Gérard Gazon présente le plan d'action et de suivi d'une
politique éco-responsable d'exploitation/maintenance d'un bâtiment
existant et le tableau d'aide à la décision. Ces documents
sont provisoires et sont perfectibles.(voir PJ)
Mme Annie Feuillet estime ces documents très intéressants
et suggère qu'ils soient transmis aux architectes pour les projets
neufs et mis à la disposition des membres de CHS.
Mme Anne Vérot rappelle qu'il existe un comité de pilotage
pour la DAPA concernant les constructions neuves et qu'elles sont soumises
à une réglementation précise (HQE, RT 2005).
M. Gérard Gazon complète en précisant que ces documents
sont destinés aux bâtiments existants car ils ne sont justement
pas soumis à la même réglementation.
Mme Chantal Jaudon présente le plan de communication du ministère
de la culture destiné à promouvoir des comportements différents
et sensibiliser les personnels au développement durable et à
l'éco responsabilité. Il vise aussi à modifier les
pratiques professionnelles administratives et techniques. (voir PJ)
M. Michel Ricard indique que le ministère de l'intérieur
a également sensibilisé ses services et deux départements
ont établis des chartes d'éco-responsabilité. Il
s'agit du Haut Rhin et de la Loire Atlantique (ces documents seront transmis
par courriel).
Mme Marie-Edith Breton souhaite que cette campagne de communication soit
réalisée uniquement sur l'intranet et n'utilise pas de support
papier, elle demande quel en sera le coût.
Mme Chantal Jaudon explique que le coût n'est pas encore chiffré.
M. Luc Albessard estime au contraire qu'il faut mettre le prix dans cette
campagne car c'est un investissement pour l'avenir et il faut sensibiliser
un maximum de personnes. Il demande si elle aura lieu en parallèle
des différents bilans énergétiques.
M. Michel Ricard confirme.
Mme Annie Feuillet souhaite que cette campagne ne soit pas ressentie
comme étant «Parisienne».
M. Michel Ricard rappelle que la volonté de l'administration de
choisir une DRAC pour établir les bilans énergétiques
alors qu'elle n'y était pas obligée prouve le contraire.
Il rappelle aussi que des correspondants développement durable
ont été nommés dans l'ensemble des services du ministère.
Il indique qu'il existe un Forum Européen qui regroupe 27 pays
et qu'un séminaire se tiendra à Bordeaux les 9, 10 et 11
octobre 2008.
M. Luc Albessard propose que le sujet du développement durable
et notamment les travaux effectués dans ces réunions, soient
présentés en CTPM.
M. Olivier Noël note cette demande.
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