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CHSM
Commission Développement Durable - Emanation du CHS Ministériel
(CR de l'administration)
DEVELOPPEMENT DURABLE
Réunion du 28 février 2008
Présents :
Olivier Noël : chef du service du personnel et des affaires sociales
;
Michel Ricard : haut fonctionnaire, chargé de la stratégie
nationale de développement durable pour le ministère de
la culture et de la communication ;
Olivier Fauconnier : responsable de la mission modernisation des achats
;
Françoise Toth : adjointe au chef du bureau du fonctionnement des
services ;
Monique Gho : chef du bureau des affaires sociales ;
Madeleine Anglard : bureau des affaires sociales.
Annie Feuillet : CGT ;
Marie-Edith Breton : CFDT ;
Alain Brault : SUD culture ;
M. Olivier Noël rappelle que cette réunion fait suite à
un engagement pris au CHSM du 29 novembre dernier. Il s'agit de travailler
parallèlement au CHSM avec M. Michel Ricard et les acteurs concernés
sur la politique de développement durable menée par le ministère.
Mme Annie Feuillet souhaite que Mme Sylvie Le Gall, médecin coordonnateur
soit présente aux prochaines réunions pour enrichir les
débats sur le plan santé et conditions de travail. Elle
rappelle que lors du Grenelle de l'environnement, la CGT a demandé
à ce que les débats sur l'environnement soient partie intégrante
des CHS et CHSCT et que le volet social soit mis en avant.
M. Michel Ricard confirme que l'idée du Grenelle de l'environnement,
la constitution du MEDAD ont permis de faire avancer ces questions. L'ensemble
des ministères se réunit régulièrement avec
le MEDAD. Dans ce cadre, le ministère de la culture a un poids
tout à fait particulier du fait de la présence de la direction
de l'architecture et du patrimoine dans les débats interministériels.
L'année 2008 est une année importante car c'est l'année
de la révision de la stratégie nationale de développement
durable et aussi de la stratégie européenne de développement
durable. De plus, la France se verra confier au deuxième semestre
2008, la présidence de l'union européenne, elle aura donc
un rôle fondamental. D'ores et déjà un forum européen
des politiques architecturales est programmé en octobre à
Bordeaux sur le sujet : architecture, villes durables.
Le ministère de la culture a choisi de rattacher le sujet du développement
durable directement au secrétariat général car c'est
un sujet transversal. Deux directions sont plus directement concernées,
il s'agit de la DAG pour son rôle transversal et de la DAPA mais
toutes les directions sont concernées notamment en ce qui concerne
les équipements culturels. Un membre du cabinet a été
nommé pour prendre part à ce sujet, il s'agit de M. Arnaud
Roffignon. Par ailleurs, M. Olivier Fauconnier, chargé de mission
sur la dimension achat a été recruté au secrétariat
général. Deux comités opérationnels sont constitués
: le premier en interne se réunit une fois par mois et il est composé
du secrétariat général, de la DAG, de l'EMOC, du
SNT et de la DAPA. Le second sera constitué dans environ deux mois.
Il sera composé du secrétariat général et
de la DAPA et au moins trois sous-directions seront représentées
: l'enseignement, les monuments historiques et l'urbanisme.
Ce sujet nous conduit à être très concret. Sur la
partie fonctionnement et achat, un tableau de bord et de suivi de certaines
recommandations est déjà opérationnel. Il a été
élaboré en accord avec Matignon qui joue un rôle très
important en répertoriant tous les sujets concrets (voir tableau).
Le ministère de la culture travaille sur un deuxième sujet
qui concerne la politique immobilière, les diagnostics de performances
énergétiques et le bilan carbone. En ce qui concerne le
bilan carbone, trois sites ont été choisis. Il s'agit du
bâtiment des Bons Enfants, de l'immeuble Valois en sa qualité
de monument historique et de la DRAC Aquitaine. Pour le diagnostic de
performances énergétiques, environ quarante sites ont été
choisis dont les écoles d'art et les écoles d'architecture.
Il y aura également un comité global pour la stratégie
de développement durable qui réunira deux fois par an en
juin et en décembre autour du directeur du cabinet et de la secrétaire
générale, les directeurs de centrale, les directeurs régionaux
des affaires culturelles, les chefs de service départementaux de
l'architecture et les directeurs d'établissements publics.
Le choix du secrétariat général dans les semaines
à venir est de mener une campagne large de sensibilisation et de
formation des personnels. Il sera proposé sur Sémaphore,
pendant deux mois, courant mai et juin, une boite à idées
et un appel à discussion et à l'initiative des agents du
ministère.
M. Olivier Fauconnier présente le plan d'action ministériel
concernant les treize principaux domaines d'achat. Certaines actions sont
déjà réalisées et d'autres sont programmées
jusqu'en 2010. Pour élaborer ce plan, deux points ont été
considérés, le comportement écologique, d'une part
et l'engagement des titulaires de marché d'autre part. En effet,
il est nécessaire de prendre en compte cette composante de développement
durable du début du besoin jusqu'à l'exécution et
au suivi du marché. L'article 1 du code des marchés publics
stipule que «la nature et l'expression des besoins doivent prendre
en compte des objectifs de développement durable». D'autre
part, il est également nécessaire de bien connaître
le marché fournisseurs pour que les actions proposées correspondent
à une réalité économique. Enfin un troisième
élément est à prendre en considération, il
s'agit du coût global. Le prix d'achat de certains produits peut
être plus élevé à l'acquisition mais l'intégration
de prestations annexes pourra donner lieu à un coût qui sera
globalement moins élevé que le prix de la fourniture (ex
: lampes basse consommation). La prise en compte du coût global
passe par la professionnalisation de la fonction achat et donc par un
programme de formation à l'achat éco responsable des correspondants
achats du ministère de la culture et de la communication. Par ailleurs,
le dispositif réglementaire intègre des préoccupations
environnementales et sociales, il est possible par exemple d'intégrer
certaines clauses dans un marché, telles que l'accès des
PME à la commande publique ou la réservation de certains
lots à des Entreprises Adaptées (EA) ou à des Établissements
d'Aide par le Travail (EAT).
Mme Marie-Edith Breton demande si le problème de l'archivage est
pris en compte dans le plan d'action.
M. Michel Ricard répond que le sujet n'a pas encore été
abordé mais qu'il est très important. Il fera remonter cette
idée dans la prochaine réunion à Matignon qui aura
lieu la semaine prochaine et dans laquelle seront abordés les points
qui ont été sous-évalués.
Mme Marie-Edith Breton demande si le plan d'action prévoit d'abonder
les lignes budgétaires des établissements publics pour leur
permettre d'intégrer les composantes développement durable
dans leurs marchés.
M. Olivier Fauconnier explique que cette initiative irait à l'encontre
du concept du développement durable. Le principe général
est de privilégier des mesures en faveur de la préservation
de l'environnement ou de l'insertion sociale qui soient à coûts
équivalents ou inférieurs à ce qui existait précédemment.
Il précise qu'un séminaire achat regroupant l'ensemble des
correspondants achat du ministère est prévu en avril prochain.
Il pourra ainsi expliquer la démarche et sensibiliser le réseau
des correspondants achats.
M. Michel Ricard précise qu'il y a une demande au titre du Grenelle
de l'environnement de réexaminer dans le cadre de la LOLF les indicateurs
et spécificités liés au développement durable
ce qui n'avait pas été fait précédemment.
Il rappelle que les budgets sont pluri-annuels et que les gains ne sont
pas tous visibles immédiatement.
M. Olivier Fauconnier précise que l'ensemble de ces actions seront
évaluées. Une démarche de suivi, de responsabilisation
et de retour aux utilisateurs sera mise en place. Ce dispositif s'appuie
sur une démarche qui se veut participative.
M. Michel Ricard rappelle également que cette démarche
fera l'objet de rapports d'appréciation et de réajustement
lorsque cela sera nécessaire. Ceci plaide pour une certaine modestie.
Mme Annie Feuillet souhaite obtenir la définition du terme «massification».
Elle estime qu'il faut s'inspirer d'expériences d'autres pays qui
sont déjà évaluées et faire un effort d'information
et de sensibilisation à une démarche éco responsable.
M. Olivier Fauconnier indique que le terme «massification»
signifie mutualisation des besoins. Il s'agit de regrouper des achats
communs pour obtenir des conditions tarifaires plus intéressantes.
Il rappelle que les actions à mettre en oeuvre ne peuvent concerner
que des marchés à renouveler ou de nouveaux projets. S'agissant
des marchés en cours d'exécution, ils ne peuvent être
modifiés sans remettre en cause les conditions initiales de mise
en concurrence. En ce qui concerne la méthode de travail, il faut
privilégier les sujets faciles et avoir des résultats rapides
à présenter.
M. Michel Ricard souhaite revenir sur la modestie française. Si
l'on se félicite du Grenelle de l'environnement, c'est aussi parce
que la France avait un certain retard dans ce domaine. Les pays nordiques
sont beaucoup plus en avance que nous et il est bien évident que
nous profitons de leurs expériences. Il remarque qu'il y a un paradoxe
au ministère de la culture : alors que la direction de l'architecture
relève maintenant du ministère de la culture depuis un certain
nombre d'années, aucun chantier d'équipement culturel n'a
intégré cette dimension depuis les années 1990-2000.
D'autre part, il ne faut pas oublier que d'autres initiatives, telles
que la fabrication de bio carburants par exemple met en péril en
raison de la déforestation massive, d'autres équilibres
écologiques. Il faut savoir rester modeste et réfléchir
avant d'agir car il arrive que certaines initiatives mènent à
des impasses.
Mme Annie Feuillet constate que rien n'a été fait dans
le domaine de la restauration collective au ministère, alors que
la moindre petite école permet aux enfants de consommer des produits
issus de l'agriculture biologique.
M. Olivier Fauconnier précise que cette possibilité sera
étudiée lors du renouvellement du marché. Il confirme
que les collectivités ont pris de l'avance dans ce domaine par
rapport aux administrations.
Mme Marie-Edith Breton remarque que certaines initiatives du plan d'action
coûtent cher et ne sont pas plus efficaces que des petits gestes
applicables par tous, au bureau comme à la maison. Elle cite l'exemple
des réducteurs d'eau pour les toilettes. L'achat de tels équipement
coûte cher et n'est pas plus efficace qu'une brique ou une bouteille
remplie d'eau dans chaque réservoir de toilettes.
M. Olivier Fauconnier prend note de cette proposition.
Mme Marie-Edith Breton interroge quant à la page 3 du plan d'action
en ce qui concerne la ligne «énergie, prestation» qui
demande de se référer à la politique immobilière.
M. Michel Ricard précise que la réunion du groupe de travail
avec le bureau de la politique immobilière est prévue demain,
c'est la raison pour laquelle cette ligne est incomplète. Ces informations
seront fournies à la prochaine réunion.
Mme Marie-Edith Breton estime le plan d'action très centralisateur
et doute de son efficacité dans les petits services éloignés
de Paris.
M. Olivier Fauconnier indique que la mutualisation des achats n'est pas
toujours possible notamment pour des achats de proximité ou des
achats métiers. Si la mutualisation n'est pas possible il faut
bien évidemment rester au plan local.
M. Michel Ricard indique que le tableau part d'un système qui
visait au départ les Bons Enfants, mais qu'il faut bien évidemment
l'adapter. Il propose de se réunir à nouveau sur ce thème,durant
la semaine 14 qui correspond à la semaine du développement
durable.
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