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Compte rendu CFDT-Culture du CTPM de juillet 2004Paris, le 29 juillet 2004 CTPM de juillet Le CTPM, initialement prévu le 29 juin dernier, a finalement eu lieu le 2 juillet, en raison d’un mouvement social qui mobilisait les organisations syndicales. Le 2 juillet, n’ont été abordés que les premiers
points à l’ordre du jour : approbation du PV de la séance
précédente, suivi et décret sur la Cité de
l’Architecture. C’est donc le 2 juillet qu’a été abordé, après de longues déclarations liminaires de certains syndicats, le point sur le décret créant la Cité de l’architecture. Les amendements proposés par les organisations syndicales ont quasiment tous été refusés, sauf pour quelques modifications de formulation. Le vote final a opposé paritairement les syndicats et l’administration (15 contre / 15 pour). Le 23 juillet, ont été étudiés : les textes sur la déconcentration des actes de gestion, le texte sur la création des pôles régionaux, et le texte sur la DDAI. Le bilan social sera examiné lors d’une séance spéciale en septembre. Déconcentration des actes de gestion : la CFDT-Culture ne s’est
pas montrée opposée à des mesures qui sont de nature
à améliorer et accélérer les procédures
administratives standard (du type octroi de congés spéciaux),
mais s’est opposée à toute déconcentration
qui nécessiterait la création de CAP locales (par exemple
les sanctions disciplinaires). En effet, la mise en place de CAP locales
sonnerait le glas du principe d’égalité de traitement
des fonctionnaires et de celui de neutralité qui s’impose
aux représentants dans ces CAP. Pôles régionaux : La création des pôles régionaux ne concerne pas seulement notre ministère, mais plusieurs administrations. La CFDT-Culture a demandé que le Cabinet s’exprime sur l’articulation entre politique culturelle de l’Etat et initiatives régionales. La réponse a été que ce sera une meilleure façon d’appliquer régionalement la politique de l’Etat, et que cela n’était en aucune façon un moyen de décentraliser la politique culturelle en la laissant aux mains des élus locaux. La CFDT-Culture a choisi de s’abstenir sur ce texte, qui ne paraît pas donner toutes les garanties pour la préservation d’une politique culturelle unique et démocratique. DDAI : Ce point avait été inscrit à l’ordre du jour à la demande des organisations syndicales, pour permettre aux représentants des agents concernés de soumettre leurs interrogations au Cabinet du Ministre. Les experts nommés se sont exprimés longuement sur les inquiétudes des agents (missions de la DDAI, organisation, fonctionnement) et sur la nécessité d’avoir une action internationale construite et cohérente afin de préserver la diversité et l’exception culturelle française. Les réponses apportés par l’administration n’ont pas été très convaincantes, loin s’en faut. Rappelons que cela fait près de 2 ans que les agents de ce département travaillent dans le flou le plus total. Finalement, la CFDT-Culture a pu obtenir, à l’arraché, un rendez-vous avec le conseiller du ministre chargé de la politique culturelle, en présence du directeur de la DDAI et des représentants des agents. En conclusion, encore une fois, la CFDT-Culture constate que le CTPM
est réduit à une chambre d’enregistrement : aucune
des demandes présentées par les syndicats n’a obtenu
de réponse adéquate. Une fois l’obligation légale
de consultation du CTPM effectuée, le Ministère met en place
ce qu’il a décidé, sans prendre en compte ce que les
agents, par la voix des syndicats, ont pu exprimer. Les demandes présentées
sont reçues comme des exigences exorbitantes, voire stupides, et
balayées d’un revers de main. |