
Section :
ARCHIVES
CFDT– Section Archives
L’AUDIT DE LA FONCTION ARCHIVAGE
Heurs et malheurs de l’évaluation
RAPPEL DU CONTEXTE :
L’air du temps est à la modernisation de l’État.
L’idée générale est que pour être effica-ce,
l’État doit être mieux géré, ce qui,
en clair, signifie pour ceux qui tiennent ce discours, géré
comme une entreprise : équilibre des recettes et des dépenses,
« évaluation » (dire « benchmarking »
pour faire chic) des politiques etc. La mise en œuvre de la LOLF
s’inscrit dans cette perspective, de même que l’audit
de modernisation mené sur la fonction archivage dans quinze ministères.
Comme tous les audit de modernisation, celui-ci a été
réalisé en deux étapes : d’abord une analyse
de la situation présente, qui a fait l’objet d’un
premier rapport présenté en janvier, puis une étude
des coûts de l’archivage débouchant sur des propositions
d’action, le tout décliné dans un second rapport
présenté en mars.
Cet audit a été co-piloté par la direction générale
de la modernisation de l’État (Ministère des Finances)
et la DAF. La DGME a été créée par un décret
du 30 décembre 2005 par fusion avec l'Agence pour le développement
de l'administration électronique (ADAE), la Délégation
à la modernisation de la gestion publique et des structures de
l'État et la Délégation aux usagers et simplifications
administratives (DUSA).
On peut d’abord s’interroger sur le principe même
de ces audits. Après tout, l’État peut-il être
géré comme une banale entreprise ? Et comment évaluer
certaines politiques ? Ce débat, qui n’est jamais ouvert,
sera abordé ici en guise de conclusion. Admettons pour l’instant
que la fonction archivage est évaluable et voyons ce que les
« évaluateurs » nous disent.
Une dernière remarque : le périmètre de l’audit
est quelque peu flou. Il s’agit en principe de la fonction archivage
dans l’administration, jusqu’à l’archivage
définitif inclus. Cependant, on constate qu’à certains
moments, il est manifestement question du seul archivage intermédiaire.
Cette confusion est particulièrement marquée dans le premier
rapport, alors que le second, centré sur l’archivage intermédiaire,
fait nettement la distinction entre les deux notions. Cela est dû
au fait qu’au départ, l’audit avait pour objectif
principal la mise en place de procédures administratives d’archivage
électronique communes à l’ensemble des ministères
(harmonisation des dossiers électroniques de personnel ou de
marchés publics par exemple). Or, les enquêtes menées
lors de la première phase ont révélé que
les administra-tions n’étaient pas aussi avancées
sur la dématérialisation de leurs dossiers qu’on
pouvait le penser, et aussi que la question de l’archivage du
papier était loin d’être réglé (masse
des arriérés).
Ces rapports sont consultables en ligne à l’adresse suivante
: http://www.audits.performance-publique.gouv.fr/bib_res/670.pdf pour
le premier et
http://www.audits.performance-publique.gouv.fr/bib_res/668.pdf pour
le second ; il faut y ajouter un document de synthèse : http://www.audits.performance-publique.gouv.fr/bib_res/729.pdf
, paru en mai.
1) L’ANALYSE DE LA SITUATION : UN CONSTAT JUSTE, DES ERREURS
REGRETTABLES
1.1 Le constat : une situation préoccupante
Le rapport dresse un état des lieux et esquisse des perspectives
d’évolution. Le constat est à la fois juste et clair.
Si on résume, cela revient à dire que la fonction archivage
dans l’administration n’est pas aussi bien assurée
qu’elle devrait l’être, faute d’être vraiment
recon-nue. L’audit relève à juste titre, et entre
autres :
- l’hétérogénéité des situations
(ministères avec « mission » des AN, ministères
autonomes, etc) (p. 3) ;
- l’absence quasi totale d’archivage électronique
(p. 3) ;
- la perception, par les services producteurs, de l’archivage
comme une charge (p. 5) ;
- un taux de couverture très variable des services producteurs
par les Missions des AN (de 40 à 70%) et relativement faible
(p. 7).
Dans le détail, on relève les points suivants :
En ce qui concerne l’organisation de l’archivage, l’audit
constate ce qu’il faut bien appeler la grande misère de
l’archiviste au sein de l’administration (bien sûr,
il n’emploie pas ces termes) ; voici quelques citations éloquentes
:
« la notion de stratégie d’archivage peine à
se retranscrire dans la réalité des proces-sus de gestion
» (p. 19) ;
« force est de constater que [le] taux de couverture du service
archivage, très inégal d’un ministère à
l’autre, reflète la capacité d’influence du
service archive sur les processus métier : MCC [Ministère
de la Culture] : 47% des entités auditées ne connaissent
pas les textes réglementant l’archivage » (p. 20)
;
« En terme de management, la fonction archivage se caractérise
par un intérêt limité de la hiérarchie pour
cette fonction et le niveau de priorité qui lui est accordé
» (p. 21).
La partie consacrée aux systèmes informatiques pêche
par une tendance à confondre archivage informatique et utilisation
de l’informatique pour gérer ou décrire les archives.
Malgré ce travers, l’audit constate à juste titre
:
- l’obsolescence des outils informatiques consacrés à
l’archivage (Priam 1 date de 1978 !) ;
- la non communication des outils entre eux ;
- l’absence quasi complète d’archivage électronique.
La liste de « bonnes pratiques » est intéressante
mais on soupçonne, à la lire, que certai-nes d’entre
elles relèvent plus de la stratégie de communication que
de la réalité, tandis que pour d’autres, le label
« bonne pratique » est discutable. Par exemple, il est fait
grand cas de l’introduction, au ministère de la Défense,
d’indicateurs de performance pour piloter la fonction archivage
(p.55, détails en annexe 5, p.82). Exemple de ces indicateurs
: accroisse-ment brut du métrage linéaire (présenté
comme l’un des indicateurs d’optimisation de la chaîne
archivistique) ; on voit bien les nombreuses questions méthodologiques
que pose l’usage de ce genre d’indicateur (dans l’exemple
cité, un bon accroissement est-il un accrois-sement important
[qu’est-ce qu’on collecte chef !] ou au contraire faible
[qu’est-ce qu’on est sélectif patron !] ?).
1.2 L’analyse quantitative : de nombreuses erreurs
L’analyse du coût de l’archivage est plus contestable,
puisqu’elle commence avec une erreur (grossière) sur le
nombre de postes (plus précisément d’équivalent
temps plein, ETP pour les intimes) des AN : l’audit annonce 777
ETP (p. 7), en citant le rapport Stirn ; en réalité le
rapport Stirn recense 515 agents affectés aux AN et à
la DAF et 262 agents de l’État mis à la disposition
des AD (p. 28 du rapport Stirn). Cette erreur est d’autant plus
regrettable que le chiffre (faux) ainsi établi sert de base à
d’autres calculs, sur lesquels on reviendra. Au passage, on remarquera
que le nombre d’ETP consacrés à l’archivage
par les Ministères auto-nomes par rapport à la DAF, est
nettement supérieur : 2000 ETP (en supposant, naturellement,
que ce chiffre là soit correct) ; ce n’est pas le moindre
des paradoxes que la DAF, qui a le champ de compétence le plus
large, soit le service qui a le moins de postes pour couvrir ce champ…
D’autres affirmations sont aussi contestables : par exemple,
l’appréciation, positive, de l’effort de la France
pour ses archives, par comparaison avec d’autres pays (p. 8) ;
elle se fonde en effet, sur les erreurs de chiffrage déjà
relevées. Ainsi, le ratio ETP/kilomètre linéaire
d’archives conservées, annoncé à 1,94 et
qualifié d’élevé (par rapport à un
ratio idéal qui serait de 1), est tout simplement faux, puisque
le nombre d’ETP pris en compte l’est aussi. 777 divisé
par 400 (soit le nombre de kilomètres d’archives conservées
aux AN), fait bien 1,94, mais le chiffre réel d’ETP des
AN étant de 515, le ratio s’établit en réalité
à 1,28 et encore faudrait-il déduire des 515 ETP considérés
ceux affectés à la seule DAF (personne ne contestera que
les agents de la DAF, quels que soient leurs mérites –
et ils sont grands - ne conservent pas d’archives). Les ETP DAF
étant environ 50, le ratio définitif est donc de 1,16.
Et si l’on veut une base de calcul plus large, qui prenne en compte
les AD, (ce qui justifierait le nombre de 777 ETP), il faut ajouter
aux 400 kml conservés par les AN, les 1995 kml des AD ; le ratio
est alors de 0,32, chiffre qui se passe de commentaires !
En fait les tableaux de chiffres s’avèrent truffés
d’erreurs, ou, plus précisément, d’inco-hérences.
Dans le tableau de la page 49, par exemple, le nombre d’ETP des
AN n’est plus 777 mais 515 (chiffre qui est le bon, comme on l’a
vu), mais le ratio ml/ETP , de 4085, est celui du seul CAC et non de
l’ensemble AN, comme le laisse croire le schéma présenté.
En définitive, le plus intéressant dans cette recherche
du coût de l’archivage, est la double constatation suivante
:
- une partie de ce coût est cachée (et fait l’objet
du rapport complémentaire paru en mars) ;
- la non qualité (en clair, l’absence de politique d’archivage)
a un coût (p. 6).
1.3 Les propositions : du bon et du moins bon
La partie propositions offre le même contraste. On ne peut qu’adhérer
à l’idée « d’inscrire l’archivage
dans une logique de gestion de l’information et [de] le considérer
de facto comme une ressource stratégique » (p. 9). En revanche,
la volonté que toute archive définitive [soit] mise en
ligne,(p.9) nous paraît relever plus de la chimère technophile
que d’une appréciation réaliste de la situation
(il y a 25 ans, on nous disait sur le même air : il n’y
a qu’à microfilmer tout ça).
Pour finir, le rapport identifie quatre enjeux majeurs pour l’avenir
de la fonction archi-vage : politique, qualitatif, d’efficacité
et d’efficience .
- l’enjeu politique consiste à mettre en œuvre une
politique d’archivage électronique ;
- l’enjeu qualitatif est axé sur l’amélioration
du service rendu, tant vis-à-vis des servi-ces versants que du
public ;
- l’enjeu d’efficacité vise à intégrer
les problématiques d’archivage dès la création
des documents, en se fondant sur la norme ISO 15489 ;
- l’enjeu d’efficience se fixe pour objectif de généraliser
les bonnes pratiques en matière d’archivage courant et
intermédiaire.
La priorité accordée à l’archivage électronique
est d’autant mieux venue, qu’elle s’appuie sur une
bonne compréhension des méthodes de cet archivage (migration,
émulation, production de métadonnées, etc.). On
regrettera seulement que les moyens humains et maté-riels nécessaires
ne soient pas évoqués (p. 59).
On traitera ensemble « efficacité et efficience »,
tant les deux notions sont proches. Certains des buts fixés sont
curieux : « offrir des gains de productivité lors de la
création des archives » (p. 66). C’est pousser l’idée
« l’archiviste doit être présent le plus amont
possible » un peu loin ! Surtout, cela relève d’une
obsession économique qui transparaît à travers tout
le rapport et qui doit être discutée (voir ci-dessous,
partie 3).
La page de conclusion du rapport est excellente (p. 68), et mérite
d’être citée telle quelle (il s’agit des risques
encourus par la fonction archivage si rien n’est fait) :
« Sans une vraie politique de préservation de l’archivage
numérique, aucune pérennisation de la mémoire de
l’activité de l’administration au XXIe. siècle.
Risque pesant sur l’intégrité des archives consécutifs
à une conservation indifférenciée ou dégradée
des archives, et sur la communication, lorsque la gestion manque de
rigueur.
Déclassement du métier d’archiviste [c’est
nous qui soulignons] ».
Parmi les annexes, on n’en retiendra qu’une, la numéro
7. Cette annexe pose gravement la question suivante « Une archive
[notez l’horripilant singulier] peut-elle être considérée
comme un actif au sens comptable [étant entendu qu’un actif
comptable se définit par sa capa-cité à «
engendrer des flux de trésorerie ? »]. Au bout de 3 pages
de réflexion laborieuse, la conclusion est, grosso modo : «
non car ça coûterait trop cher de faire les calculs néces-saires
». On a envie de dire « tout ça pour en arriver là
! ».
2) LE COÛT DE L’ARCHIVAGE : DE BONNES PROPOSITIONS GÂCHÉES
PAR L’OBSESSION ÉCONOMÉTRIQUE
L’intérêt du rapport complémentaire tient
à ce qu’il concentre sur l’archivage intermé-diaire,
les rédacteurs ayant bien compris que c’est là que
se joue l’essentiel en matière d’archives contemporaines.
Il ne se limite pas à la seule question du coût de l’archivage
mais comporte aussi une partie de propositions.
L’analyse des coûts fondant en grande partie les propositions,
il est logique de ommen-cer par elle.
2.1 Le coût de l’archivage intermédiaire
Il est évalué à 190 M€, à savoir :
- 107 M€ de frais de personnel (correspondant à 3400 ETP)
;
- 77 M€ de coût des infrastructures ;
- 8 M€ de coûts « divers », dont l’informatique.
Rappelons qu’il s’agit ici uniquement de l’archivage
intermédiaire de l’administration, tant au niveau central
que déconcentré. Le volume des archives concernées
est estimé à 3600 km linéaires (à comparer
avec les 2400 km linéaires d’archives définitives
conservées par des services relevant de la DAF).
L’audit s’est efforcé également d’analyser
les différents postes de dépenses. Il en conclut que les
activités les plus onéreuses, qui représentent
chacune 40% du coût total, sont le tri et la conservation. Il
se livre aussi à une comparaison des coûts entre archivage
effectué en interne et archivage externalisé (en d’autres
termes, il compare les coûts du secteur public avec ceux du secteur
privé). Les conclusions sont particulièrement intéressantes,
à une époque où l’on ne cesse de vanter les
charmes budgétaires de l’externalisation (p. 30) :
- les coûts de collecte sont 8 fois plus élevés
si l’on a recours à un prestataire privé qu’en
interne ;
- les frais de communication sont eux, 12 fois plus élevés
en externalisation ;
- quant aux frais de destruction des éliminables, ils sont de
6 à 12 fois plus élevés chez un prestataire privé.
En fait, seule la conservation pure revient moins cher si elle est
externalisée. Encore, le rapport reconnaît-il que cette
différence s’explique largement par la différence
de qualité des bâtiments utilisés. En conclusion,
le rapport préconise (p. 38) :
1) de mutualiser les locaux d’archivage intermédiaire
au sein de l’administration, mutualisation dont il escompte une
économie de 11M€ par an ; toute ressemblance avec le projet
de Cité interministérielle des archives, lancé
en 1967 et devenu ensui-te Centre des Archives Contemporaines, est,
naturellement, fortuite… ;
2) de confier à des prestataires privés l’archivage
des archives intermédiaires « très peu sollicitées,
sous réserve des garanties de sécurité adéquates
» ; il reste à prouver que la mise en place de ces conditions
de sécurité (qui suppose un contrôle fin de la part
de représentants des services) ne coûtera pas plus cher
que l’économie réalisée.
2.2 Les propositions
Elles sont présentées selon un calendrier de mise en
œuvre qui distingue le très court terme (6 à 12 mois),
le court terme (1 à 2 ans) et le moyen terme (3 à 5 ans).
Pour résumer, il s’agit de mettre en place, progressivement,
un véritable système de records management (le terme est
employé) dans l’administration française, en rationalisant
l’archivage papier et en développant l’archivage
électronique.
La plupart des mesures proposées sont aussi pertinentes que
bienvenues ; citons, à titre d’exemple :
- l’activation du CIAF (Comité interministériel
des Archives de France, créé en 2002 mais jamais réuni)
qui rédigerait une charte interministérielle de l’archivage
;
- la reconnaissance officielle de la fonction de « correspondant
archives » ;
- la standardisation des documents papiers et, notamment, la définition
de « dossiers maîtres » valables pour toute l’administration
pour les fonctions répétitives du type gestion des carrières,
marchés publics, etc. ;
- l’intégration de l’archivage électronique
dans les schémas directeurs informatiques des ministères
;
- etc.
D’autres, en revanche, sont plus discutables. Elles relèvent
de deux travers d’esprit, hélas largement partagés
de nos jours : l’optimisme technophile et l’obsession de
la rentabi-lité. L’optimisme technophile » consiste
à penser qu’un usage massif des technologies de l’information
va transformer la citrouille en carrosse par simple imposition des mains.
D’où, par exemple, la recommandation de développer
au maximum l’archivage électronique pour réaliser
des économies de stockage grâce à la substitution
du support électronique au papier (p. 12). La mise en œuvre
effective de ce type de recommandation suppose des moyens techniques
et humains considérables, et donc un coût, que les auteurs
du rapport n’évaluent pas (tout en relevant qu’il
existe).
Au rayon de l’obsession de la rentabilité, on rangera
l’externalisation des archives inter-médiaires peu consultées,
déjà évoquée, ou la numérisation
et valorisation économique de certaines archives ; là
encore, le rapport coût initial de semblables opérations
n’est pas étudié (p. 85) ; en revanche, pour les
opérations de valorisation culturelle, type expositions ou publi-cations,
les auteurs notent : « le temps passé et les coûts
associés constituent des obstacles rédhibitoires à
moyens constants » (p. 86), mais ils ne semblent pas en tirer
les conséquences.
Début juin, l’audit interministériel a été
clôturé. Comme tout audit de modernisation, il laisse la
place à un plan de transformation interministériel et
à des plans de transformation ministériels qui doivent
tenir compte des recommandations inscrites dans les deux rapports.
3) ÉVALUEZ-VOUS LES UNS LES AUTRES
En fait, la critique fondamentale qu’on peut faire à ces
rapports tient à la démarche d’évaluation
comptable qui les sous-tend. On peut d’abord se demander si toute
activité humaine est évaluable. Par exemple, comment évaluer
une politique de défense : au nombre de guerre gagnées
? Autre exemple, quels seraient les indicateurs d’une bonne politique
pénale : nombre des détenus, durée moyenne des
procédures, ratio durée des peines d’empri-sonnement
par nombre de condamnés ? Et pour la politique étrangère
: nombre de gaffes de certains ministres ?
On a déjà vu plus haut que les indicateurs d’une
bonne politique archivistique sont loin d’être évidents
(faut-il collecter beaucoup ou être très sélectif
?). Ils sont de plus susceptibles d’interprétations opposées.
Le fameux ratio ETP/nombre de mètre linéaires conservés
en est un exemple presque caricatural : le premier rapport écrit
(p. 102) : « un ratio inférieur [à 1] peut caractériser
une fonction soit en déshérence, soit moderne et performante
» ; autrement dit la même valeur d’un indicateur hautement
symbolique signifie aussi bien l’excellence que l’échec
complet !
Bref, il y évaluation et évaluation. Fournir aux citoyens
en général et aux parlementaires en particulier, des éléments
chiffrés et précis, qui rendent compte de l’utilisation
des deniers publics par les administrations est une chose. Définir
les critères permettant de distinguer un bon usage de ces deniers
est un acte éminemment politique qui doit être le résultat
d’un débat démocratique et non le fruit de la réflexion
de quelques technocrates, aussi compétents soient-ils.
CFDT Archives, juin 2007